La jeune fille est la mort

La jeune fille est la mort

Vendredi 5 octobre à 18h, happy hour

RENCONTRE ET ECHANGES AVEC THOMAS LEBRUN, concepteur du spectacle la jeune fille et la mort

Rotonde du Théâtre

 Entrée libre

 Samedi 6 octobre à 20h30

 Danse

LA JEUNE FILLE ET LA MORT

Pièce pour sept interprètes, un chanteur lyrique et un quatuor à cordes

Compagnie Illico / Thomas Lebrun

« Même s’il est vrai que l’on porte souvent beaucoup plus d’attention à ce qui naît qu’à ce qui s’éteint, le romantisme demeure pour moi un sujet très contemporain, de par sa lente disparition et sa discrète résistance.

 

La révolution sexuelle des années 70, l’épidémie du Sida, le développement des nouvelles technologies, influencent depuis de nombreuses années la création artistique. Je ressens cependant chez les jeunes danseurs d’aujourd’hui une acceptation beaucoup plus franche de leur « romantisme » par rapport aux artistes de ces deux dernières décennies. Le courant de l’expressionnisme, qui était plus que présent dans la danse européenne jusque dans les années 80, est lui aussi laissé de côté, voire dénié face à divers courants comme la « non-danse », ou encore face à l’essor de l’art numérique.

L’image prend de plus en plus de place et en laisse de moins en moins aux corps vivants et à ce qu’ils peuvent véhiculer d’humanité. Tout en gardant le recul que l’histoire a trouvé face au lyrisme de l’époque, tout en trouvant ma place dans ce que l’art chorégraphique actuel produit, j’aimerais fouiller le romantisme d’aujourd’hui, avec une équipe artistique éclectique.

 

Je ne souhaite pas que la mort apparaisse sous une quelconque représentation formelle évidente (squelette ou autre monstre noir à la tête blanche). La vraie Mort ne sera d’ailleurs pas présente. Ce sont les « petites morts » et les souffles de vie que la jeune fille traverse que je tiens à évoquer.

Chaque mouvement de Schubert étant vécu comme autant d’épisodes de vie auxquels la jeune fille ne succombera pas.

 

La jeune fille ne va donc pas mourir. Elle va traverser des états de mort, paisiblement, comme un passage obligé, pour enfin pouvoir exprimer ses désirs et envies avec simplicité et pudeur. Il s’agira de disparitions, plus ou moins faciles, qui laisseront place à l’inconnu. La jeune fille ne va pas non plus se révolter. Elle va voir, accepter, oser, résister, commettre ».

Thomas Lebrun

 

Chorégraphie : Thomas Lebrun

Interprétation : Odile Azagury, Anthony Cazaux, Raphaël Cottin, Christine Gérard,

Anne-Sophie Lancelin, Corinne Lopez, Christian Übl

Quatuor Voce : Sarah Dayan (violon), Cécile Roubin (violon), Guillaume Becker (alto), Florian Frère

(violoncelle)

Interprétation du lied : Benjamin Alunni

Scénographie : Valérie Jung, Création costumes : Jeanne Guellaff,

Création lumière : Jean-Marc Serre

Création son : Mélodie Souquet, Mathieu Nogues

Production Compagnie Illico / Centre chorégraphique national de Tours – direction Thomas Lebrun

Tarif plein : 15 euros

Tarif unique : 9 euros