Piéces d'humanité

Piéces d'humanité

 

exposition « Pièces d’Humanité » qui aura lieu du 02 juillet au 15 septembre 2011 dans la Galerie du Cloître de la Bibliothèque des Annonciades, 18 place de la Résistance, à Boulogne-sur-Mer.

Cette exposition de peintures et de sculptures proposera un regard croisé de deux artistes : un peintre, Michel Macquet Grégoire, et un sculpteur, Franck Guihal, sur une certaine vision de l’homme.

 

Cette exposition sera visible jusqu’au 15 septembre. Entrée libre. Juillet-août : du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 17h. Septembre : du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h.

 

 

 

 

La Galerie du Cloître de la Bibliothèque des Annonciades va accueillir tout l’été une exposition de peintures et de sculptures qui proposera un regard croisé de deux artistes : un peintre, Michel Macquet Grégoire, et un sculpteur, Franck Guihal, sur une certaine vision de l’homme.

Pour le philosophe Christian Bouchindhomme, Michel Macquet met en peinture le croisement, l’hybridation, le métissage par un jeu des formes et des couleurs, dans un désir d’altérité qui se traduit par des imbrications mouvantes et des frontières ondulantes et perméables. « Non-figuration, abstraction sont des catégories qui ne me semblent pas avoir cours dans le travail de Michel Macquet. […] Il a reparcouru quelques-unes des étapes essentielles de la peinture contemporaine. On est frappé de constater comment dans son travail se marient non seulement les vénérables ancêtres du surréalisme, les pères de l’expressionnisme abstrait ou de l’abstraction lyrique, mais aussi et surtout les cousins de l’art brut, de l’art pauvre ou plus encore de support-surface. Ainsi, à l’instar de ces derniers, Michel Macquet a en effet choisi d’abandonner le châssis et de peindre à même la toile, celle de draps de lit ; or, et ici réside toute la pertinence de son langage pictural, si le lit est évidemment le meilleur lieu possible de la fusion des formes désirantes, il n’est pas non plus superflu de souligner que Michel Macquet a naturellement un tissu de prédilection : la toile métis ».

L’œuvre de Franck Guihal se fonde sur le travail de l’acier de récupération. Pour Nicolas Assier, professeur de philosophie, Franck Guihal joue les assembleurs pour détourner et ressusciter de vieilles pièces d’acier usées et oubliées, usinées ou broyées, qui lui évoquent des parties du corps humain, des formes organiques essentiellement, dont l’origine n’est plus vraiment identifiable. « Ce détournement d’objets est une manière de recycler les vieilles pièces abandonnées par la société de consommation actuelle. Qu’il exploite les pièces dans leur intégrité ou qu’il les triture, il s’amuse à les recomposer et à les souder pour en oublier leur identité première et pour n’en exploiter que leur esthétique et leur aspect brut. Il s’efforce de redonner vie à ce qui a perdu sa fonction, sa signification utilitaire. Ces figures qui ne sont qu’esquissées par la matière, il les révèle, les actualise dans l’assemblage des pièces. » Et surtout il les réinvestit d’un sens nouveau. L’unité de l’œuvre tient à cette obsession chez Franck Guihal dans l’intention de rendre le mouvement, de donner vie et humanité à ce qui était inerte et figé.